déchronologique tombe d’août # 1.1

5 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille d’agriculteurs-chasseurs va dans une famille d’agriculteurs-chasseurs. le village du chasseur dont elle est tombée amoureuse : la Tombe. un nom de frisson dans un buisson au milieu d’une battue. celle dont il est question se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle fuit. quelles en sont les caractéristiques ? pourquoi l’a-t-elle fuie ? quelle est cette force magnétique ?

On n’a pas idée des forces qui nous meuvent tant que l’on n’est pas dans le champ. « ce qui m’arrive, vous arrive (?), nous arrive (?), est un phénomène physico-économico-politico gargantuesque. une force magnétique m’attire, vous attire, nous attire vers la Tombe. nous freinons des quatre fers, nous voulons nous en défaire, impossibilité de le faire. mais attention, il ne s’agit pas de la tombe comme lieu physique de dépôt de notre corps biologique une fois que la pompe à vie mécanique s’est arrêtée. ni exclusivement de la Tombe, le village dont il est question ici.  car mettez une loupe sur la Tombe et vous retombez sur vos pieds. 

nous sommes dans la noirceur de la mine de notre vivant.

déchronologique # 0.1

4 mars 2015 § Poster un commentaire

elle vient d’une famille de chasseurs. les hommes partaient à l’aube avec leurs chiens. les chiens étaient fous. sa mère et elle dormaient. son père préparait le casse croute, rillettes, pain, saucisson, chocolat et la bouteille de rouge évidemment. chacun amenait sa pitance. ils passaient la journée. la journée elles passaient. les hommes revenaient couverts de sang. les oiseaux, le butin à leurs pieds, des lièvres, des perdrix et quelque fois un chevreuil et là c’était l’euphorie. ils tenaient la tête relevée dans leurs doigts. le chevreuil les yeux morts faisait semblant de regarder celui qui prenait la photo. les hommes heureux le sang et le fusil encore positionné sur l’épaule, la botte avancée dans l’herbe mouillée, les hommes riaient et elles accouraient sortant les verres d’apéritif, les petits gâteaux, les chips en disant quelle horreur, quelle horreur. tout au fond d’elle, elle avait envie de s’enfuir. il lui avait été proposé de les accompagner, elle refusait. la seule fois où ses pas ont glissé dans ceux des chasseurs c’était dans un désir non dissimulé de faire du bruit pour faire s’envoler les bêtes sauvages. on dit qu’il y a deux sortes de chasses. ce n’est pas pareil de chasser le canard que le sanglier, on dit…

quand elle était petite, elle imaginait que sa famille était une famille d’assassins. à quoi bon s’habiller, se faire belle quand on a les mains de ses ancêtres trempées d’hémoglobine?

elle passait des années, des années elle passait.

elle est excentrique dans sa manière de s’habiller, un inclassable entre l’osé branché heureux, le jean camouflage et le charmant désuet d’une autre époque. elle porte des longs gants couvre bars de velours bleus.

le récit commence deux jours après le coup de foudre pour un village de chasseur. ce qui fait : « je viens d’un village de chasseurs, je vais dans un village de chasseurs du nom de la tombe. un nom de frisson dans un buisson au milieu d’une battue. à quoi bon se faire rebelle quand on s’amourache d’hommes aux mains trempées du sang du sauvage ? »

déchronologique # 2.1

4 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question vient d’un village d’agriculteurs-chasseurs va dans un village d’agriculteurs-chasseurs : la Tombe. un nom de frisson dans un buisson au milieu d’une battue. celle dont il est question se demande pourquoi elle se condamne à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle fuit. quelle est la force magnétique qui l’attire ? est-elle libre ? sommes-nous libres ?

elle passe des jours des jours elle passe avant de franchir un pas. elle sait. les mâles dominants vont souiller sa cuisine, au sens propre comme au figuré. pan, poils, bottes, roulées, auréoles, testostérone, crottes, aboies, sang. ils vont siffler, ils vont renifler, ils vont traquer, ils vont braquer, ils vont vider ils vont dépecer, ils vont trancher, ils vont décapiter, ils vont s’éclabousser. sur le visage, des gouttes rouges en forme de larmes qui sèchent à la joue, version sanguine de pierrot lunaire noir et blanc. sur le carrelage, le carnage.

« bon », dit celle dont il est question « ce que je décris est un mélange de souvenirs et de projections. je raconte depuis les tue-cochons de mon enfance. j’y étais j’en faisais partie. et je projette sur les retours de chasse.  je n’en faisais pas partie je n’en ferai pas partie. fille.  »

ils vont se partager le butin du matin. filets mignons, cuissots, abats, rouston… ils vont le mettre dans la fourgonnette blanche enveloppée de la peau de la bête. les chiens de chasse n’ont pas intérêt à fourrer le nez, se prendraient la raclée. les chiens de chasse, quels qu’ils soient, doivent savoir, question d’éducation, que le gibier n’est pas pour eux. le chasseur de chasse est fier de son chien. pas sûr qu’un chasseur chasse sans son chien. la chasse c’est le chien et le plaisir de tirer.

ils se partagent le butin du matin. filets mignons, cuissots, abats, rouston enveloppés dans la peau pour le chasseur. os graissés enveloppés dans la peau pour le chien de chasse.

« en vrai » dit-elle  « boyaux, placenta pour le chien de chasse, un truc sanguinolent dégoulinant informe comme ça. donc, pardon, pas les os pour le chien. les os restent au chaud sous la viande pour le festin. »

donc, ils restent les os et la peau, les os dedans, la peau dehors. les os et la peau ne subissent pas le même sort. le chasseur la peau dépèce la peau aime dépecer. la tête en bas le sang vidé la maladie folle évitée. il va inciser du pied au genou et faire le tour. il va inciser le long de la colonne, deux moitiés de peau. il va tirer ou fourrer le poing s’il a le coup. la peau il va jeter.

« j’ai un vice : j’essaie par tous les moyens de mettre du divin. dans la mythologie grecque, prométhée offre les os graissés enveloppés dans la peau de la bête aux dieux immortels, c’est pour ça que j’ai menti. mais les dieux se sont pas des chiens et réciproquement, les dieux sont ce qu’on en fait et réciproquement. »

donc, ils, les chasseurs, vont se partager le butin du matin. filets mignons, cuissots, abats, rouston… ils, les chasseurs, vont le mettre dans la fourgonnette blanche enveloppée d’un coton de fromage blanc. pas d’os pour les chiens. les chasseurs vont trinquer, les fusils cassés, parce qu’avec l’alcool, on n’est plus maître de son pouvoir. y’a qu’à voir la mariée en noir, le film. les chasseurs vont échanger des mots, des phrases, des rires, et même s’ils ne sont qu’entre hommes qui trinquent, ils parlent une langue qui ne sort pas très loin, ça reste entre eux la langue des chasseurs. ils vont rentrer chez eux, fiers, fiers du chien, fiers du sanglier qui ressemble déjà dans leur tête au civet que leur femme va cuisiner, pour putain, jouir du salaire de la chasse.

déchronologique # 5

3 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : la narratrice vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le nom du village du chasseur dont elle est tombée amoureuse : la Tombe, sonne comme un frisson dans un buisson au milieu d’une battue. la narratrice se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle a fuie. quelles en sont les caractéristiques ? pourquoi l’a-t-elle fuie ? quelle est cette force magnétique ?

dans la cuisine, il y a la photo d’andré avec un chevreuil mort. il ne tient pas la tête relevée alors que dans son enfance, elle se souvient : « les hommes, mon père et les autres, revenaient couverts de sang. les oiseaux, le butin à leurs pieds, des lièvres, des perdrix et quelque fois un chevreuil et là c’était l’euphorie. ils tenaient la tête relevée dans leurs doigts. ». andré la laisse pendouiller, la tête, dans le vide et il sourit. andré est un bel homme. un vieux qui devrait être à la retraite mais qui n’en finit pas de finir sa « carrière » de paysan. il drague toutes les femmes. il lui dit « avant de mourir, j’aimerais voir une femme nue ». elle n’en revient pas, elle dit « quoi ? » c’est bien ça, il répète, exactement la même phrase, la même intonation, pareil, une femme nue. elle ne sait pas comment prendre la chose. c’est un chasseur andré, là il est en civil, ça ne se voit pas, mais il ne faut pas oublier que c’est un chasseur, la photo avec le chevreuil c’est lui. c’est un chasseur agriculteur, un historique du village, attention pas d’épanchement. elle oublie trop souvent ces choses là, elle oublie à qui elle parle, elle fait comme-ci les terres de rencontre étaient vierges prêtes à accueillir les semences de l’instant. alors que, elle se le dit se le répète jusqu’à la faire sienne : tout est écrit d’avance. chacun à sa place avec la meilleure façon de marcher qui va avec. il a beau être doux tendre aux yeux clairs, elle ne doit pas laisser fuir ses yeux humides de regrets, elle ne doit pas laisser faire, stop, ne pas accueillir la confiance d’un homme ébranlé par quelqu’un qui l’écoute et lui tend un autre miroir que celui tacheté rouillé du matin où l’on ne se reconnaît plus à force d’habitude. mais il la touche en son coeur poétique, bordel ! elle ne peut pas le condamner. on lui a dit pourtant, on lui a dit qu’il faisait le coup avec toutes les filles. mais rien à faire. elle me dit « moi, je veux bien lui offrir ce cadeau. je pose nue pour des peintres. sur le drap blanc, j’offre mon corps au sacrifice des crayons. quand ça gratte sur le papier, c’est un peu sur ma peau. je reste longtemps sur le drap blanc. je suis tenue par les regards. le moindre courant d’air, je le perçois. parfois, je m’amuse à penser à des choses tristes, jusqu’à pleurer sans larmes pour voir si ça se voit à l’extérieur. je dois bouger l’intérieur, détendre les muscles, répartir les forces, ajuster les pièces du squelette, sans bouger l’extérieur, ou le moins possible. l’extérieur bouge toujours malgré moi. les peintres savent que le corps bouge le temps de la pose. ça s’affaisse, ça lâche, ça s’incline, ça prend la forme que ça doit prendre au cours du temps, ça vieillit, ça vit. c’est cette vie qu’ils traquent. la peinture, le dessin, tentent de représenter le temps par le mouvement des lignes et des couleurs. c’est ce que je crois avoir compris. »

parfois elle pose devant des élèves et le prof dit : quand je regarde vos dessins, je vois que vous dessinez l’idée que vous vous faites de la femme, et non pas cette femme faite de courbe, de volume, de lumière, d’émotion. oubliez que vous dessinez une femme, ne dessinez que ce que vous voyez, et si vous ne voyez pas, ne trichez pas. vous, vous faites le contraire, quand vous ne voyez pas, vous renforcez le trait.

«  je veux bien me montrer nue, mais à condition que tu dessines ce que tu vois de moi ». andré ne veut pas. c’est une commande impossible, une mise en situation d’échec. elle ne se rend pas compte de l’impossibilité d’andré de tenir un crayon. maintenant elle se méfie. « dis-moi andré, quand tu as fait l’amour avec ta femme, elle était nue sans doute ! » andré dit : « non, elle était habillée. elle ne s’est jamais déshabillée devant moi ». elle ne veut pas le croire, c’est elle qui pleure maintenant et lui il est bien empoté de ses 10 doigts d’agriculteur formés à la traite des vaches.

déchronologique # 6

2 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : la narratrice vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village du chasseur dont elle est tombée amoureuse : la Tombe, est comme un frisson dans un buisson au milieu d’une battue. la narratrice se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle a fuie. quelles en sont les caractéristiques ? pourquoi l’a-t-elle fuie ? quelle est cette force magnétique ?

tout est-écrit d’avance, ça lui colle à la peau comme le cuissard à bretelles de zaaf and co. en juillet, zaaf coureur cycliste chute dans la pente ascendante du tour de france, le soleil est au zénith. il tombe dévale s’évanouit tête contre l’écorce d’un merisier. l’ombre… quelle ombre ? pas d’ombre. des oiseaux en couronne au dessus de sa tête, tournent. on l’hydrate de ce qu’on boit quand on est sur le bord, de la bière tiède. zaaf est réveillé par le « …» de la roue qui tourne dans le vide (remplacer «…», par l’onomatopée appropriée). il reprend la course, mais. il reprend la course mais oui, incroyable, on n’en revient pas, il reprend en sens contraire, vers le bas, la déchéance, le contre-courant, le sans maillot, le torse nu, le plongeon dans le ruisseau frais et pur au fond de la vallée, vers. vers, mais oui, vers l’origine…

en août, elle a écrasé un cycliste qui montait au col. il zigzaguait en plein milieu de la route. non, deux cyclistes. elle a écrasé deux cyclistes, parce qu’en se rabattant, y’en avait un autre. en fait, c’était un troupeau de cyclistes. en fait, il y avait des cyclistes tout le long de la route du col, en troupeau ou dispersés, alors elle les a soit écrasés, soit culbutés dans le ravin, parce qu’à la mi-aout, sainte marie mère de dieu, c’est plus du tout l’époque de la transhumance. les troupeaux montent au plus tard en juin, il faut respecter le temps des transhumances. elle a été cool, parce que elle a prévenu les femmes des coureurs cyclistes de ne plus attendre leurs hommes là-haut. pendant que les époux épousent la pédale, les femmes parmi les femmes flirtent avec le temps, grâce à ELLES qui ont trouvé le truc pour les enfants à charge.

les enfants : elles ont installé une roue à hamster géante au sommet. les enfants pédalent comme leurs papas qui en chient sur la route du col. c’est bénéfice intégral: 0) identification au père 1) ils restent sur un rayon de 1 à 2 mètres 2) ils se dépensent et éliminent la graisse des cochonneries achetées au super-marché en paquet familial 3) ils travaillent à leur psycho-motricité. 4) ils fournissent de l’énergie, utilisée pour chauffer le petit lait de brebis, matière première et dernière, matière unique du greuil que l’on pourrait sans vergogne nommer le GRAAL 5) impact sur les mamans, pas besoin de faire un dessin.

elle a engueulé le tour operator. elle lui a dit que pour cette fois, elle ne portait pas plainte, mais qu’à l’avenir, il devra mieux se renseigner avant de faire payer des mille et des cent pour un tour inopérator. « je me suis sentie en danger avec les cyclistes en troupeau et dispersés. ce n’était pas une partie de plaisir, monsieur ! » il s’est excusé. il lui a demandé conseil, elle lui a dit qu’elle allait réfléchir. elle a réfléchi. « outre la période, je me demande si le vélo ne gagne pas à être monté en solo et pourquoi pas essayer en janvier, si besoin avec des pneus cloutés. »

l’été d’avant, les habitants de la Tombe ont kidnappé les cyclistes du tour (le grand le vrai, l’unique). ils ne les lâcheraient pas tant qu’ils n’auraient pas obtenu l’installation du réseau câblé au village pour suivre le tour une fois qu’il serait passé. « ON NE VOUS LÂCHERA PAS TANT QU’ON N’AURA PAS LA TÉLÉ ».

et l’hiver d’après, mais ça il faut le garder pour soi, il a été décidé (qui ?) de fermer l’accès à un circuit de randonnée pour que les chasseurs puissent chasser « paisiblement », alors les randonneurs ont kidnappé les chasseurs mais ils ont laissé partir ceux qui acceptaient de laisser leurs fusils, ça veut dire de chasser sans, ça veut dire, randonner. avec leur chien. ça c’est de l’écrit, c’est pas la vie, ni l’avis de la majorité. Quant aux randonneurs, ils passent ne font que passer. Ils font des tours.

déchronologique tombe d’août #3

27 février 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : la narratrice vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village du chasseur dont elle est tombée amoureuse : la Tombe, est comme un frisson dans un buisson au milieu d’une battue. la narratrice se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle a fuie. quelles en sont les caractéristiques ? pourquoi l’a-t-elle fuie ? quelle est cette force magnétique ?

tout le monde a un accident de chasse en tête. le sien, c’est avec son père et oncle. son oncle avait une certaine délicatesse. un homme avec une certaine délicatesse a une vie de merde. il a baisé, dans le sens de baiser, sa tante consentante dans la paille et il a dû la marier et ils s’en réjouissaient in petto parce que la transgression était le seul moyen d’arriver à leur fin et ils le savaient bien. quelques années après, sa tante a choppé une maladie ça ils ne le savaient point. ses articulations se sont démantibulées les unes après les autres. elles s’est assise dans un fauteuil roulant et elle n’a plus bougé dedans. son oncle poussait le fauteuil, des ovales autour de la table, dans un sens et dans l’autre, impossible d’aller de l’avant, impossible de revenir en arrière. Tristes tristes son oncle et sa tante, tristes comme rois et reines déchus, prisonniers au dernier étage de la tour. leur histoire s’était sise sur un péché d’amour, comme le lit de Pénélope et d’Ulysse sur un Olivier.

l’accident, c’est son père qui tire sur la main de son oncle qui fout son bâton dans un buisson pour faire s’envoler une perdrix grise. la main de l’oncle est restée violacée et bombée comme une taupe, seuls les ongles racontaient sa main passée. il est sorti des billes de plomb de la main. ça l’a rassurée de constater que le corps éjecte ce qui n’a rien à y faire dedans. le corps crachait des postillons de plomb à la figure des chasseurs, comme son père, les noyaux de cerises. son père n’était pas fier. à l’hôpital, il a sans doute pleuré, et son oncle aurait dit « c’est pas ta faute. j’avais qu’à pas agiter mon bâton devant ton fusil, puis de toute manière j’ai pas mon permis, c’est moi le coupable ». son père a continué de chasser de son vivant. peut-être il pensait à mon oncle, qui lui, venait désormais en pointillé.

Aujourd’hui les chasseurs portent des tenues camouflage de l’armée avec des gilets oranges fluo. les tenues camouflage c’est pour se cacher du gibier et les gilets oranges fluo c’est pour se faire voir des hommes armés. « Aujourd’hui, on peut sérieusement affirmer que grâce à mon oncle, des mesures préventives en été mises en place. »

déchronologique tombe d’août #1

27 février 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : la narratrice vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village du chasseur dont elle est tombée amoureuse : la Tombe, est comme un frisson dans un buisson au milieu d’une battue. la narratrice se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle a fuie. quelles en sont les caractéristiques ? pourquoi l’a-t-elle fuie ? quelle est cette force magnétique ?

On n’a pas idée des forces qui nous meuvent tant que l’on n’est pas dans le champ. Ce qui m’arrive, nous arrive, est une catastrophe, une punition, un sacerdoce, une injustice, un phénomène physico-politique. Une force magnétique nous attire vers la Tombe qui est pire que la mort. La mort avant la mort biologique, après la mort de l’animal que nous sommes. Nous freinons des quatre fers, nous voulons nous en défaire, impossibilité de le faire. Nous sommes dans la noirceur de la mine de notre vivant.

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