déchronologique tombe d’août #10.01

25 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village dont elle est tombée amoureuse s’appelle LA TOMBE. ça plombe. celle dont il est question ici se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle ne cesse de fuir. ici, elle s’éloigne de son sujet, elle suit la piste du chien

elle raconte :

« deux potes deux vieilles connaissances, deux hommes à chien. Y’en a un qui dit :

– ça te fera bizarre quand il sera mort, ça fait rien, t’en achètera un autre, ça te fera bizarre, quand il sera mort, ça fait rien on te fera un GROS canin.

L’autre, plus tard, il me raconte :

– j’ai trinqué à la santé de mon chien qu’allait bientôt crever. entre potes il faut se marrer il faut bon dieu, il faut courir la chatte suffit la chienlit nom d’un chien ! et puis, il pouvait pas savoir l’ami, le rigolo avec ses jeux de mots, il pouvait pas savoir que parfois les mots c’est beaucoup trop. 17 ans en arrière, c’était chez ma mère. j’avais plus de place pour le dessert. elle flaire un truc ma mère : t’as une misère ?

– ça te fera bizarre quand je serai mort ? parce que là, je dis, j’ai plus faim de rien.

– ça fait rien, dit ma mère, tu t’en remettras bien. un café je te ressers ?

deux heures après, je suis sur le quai. j’attends le corail pour le dernier voyage . la vie est trop longue et m’ennuie et jamais il ne fait nuit et il ne fait nuit jamais sauf sur les rails. mais au moment de sauter, le chien aboie, le convoie passe.

17 ans que je suis sur le quai, mon chien aboie le convoie passe. alors oui ça me fera bizarre quand il sera mort sûr j’en achèterai pas d’autres, ça me fera bizarre, quand il sera mort. plus personne n’aboiera. »

déchronologique # 10.0-chien 1

22 mars 2015 § Poster un commentaire

elle me dit : il faut imaginer un cercle de 5 hommes avec un chien pouilleux au milieu. c’est la fin d’une discussion roturière. la dernière blague a été déposée la prochaine se prépare. en attendant, calme plat qui semble dire sans le dire qu’on a rien à se dire. les 5 hommes ont accessoirement une bière dans les mains. ce pourrait être peut-être ? des chasseurs s’ils étaient nés ailleurs. ce sont des hommes de toute évidence. y’en a un qui se lance dans la nouvelle blague à peine pensée en regardant le chien pouilleux au milieu

« ça te fera bizarre quand il sera mort, ça fait rien, t’en achètera un autre, ça te fera bizarre, quand il sera mort, ça fait rien on te f’ra un canin ? ».

rires cinq fois

je parle à la place de l’homme au chien qui ne dit rien, parce qu’il ne dit rien

j’ai trinqué à la santé de mon chien qu’allait bientôt crever. entre pots il faut se marrer il faut bon dieu, il faut courir la chatte et pas la chienlit nom d’un chien ! et puis, il pouvait pas savoir l’ami, le rigolo avec ses jeux de mots, il pouvait pas savoir que parfois les mots c’est beaucoup trop. 17 ans en arrière, c’était chez ma mère. j’avais plus de place pour le dessert. elle flaire un truc ma mère : t’as une misère ?

– ça te fera bizarre quand je serai mort ? parce que là, j’ai plus faim de rien.

– ça fait rien tu t’en remettras bien. un café je te ressers ?

deux heures après, je suis sur le quai. j’attends le corail pour le dernier voyage . la vie est trop longue et m’ennuie et jamais il ne fait nuit il ne fait nuit jamais sauf sur les rails. mais au moment de sauter, le chien aboie, le convoie passe.

17 ans que je suis sur le quai, le chien aboie le convoie passe. alors oui ça me fera bizarre quand il sera mort sûr j’en achèterai pas d’autres, ça me fera bizarre, quand il sera mort, car plus personne n’aboiera.

déchronologique # 9.0 – chien 0

22 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village dont elle est tombée amoureuse s’appelle LA TOMBE. ça plombe. celle dont il est question ici se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle ne cesse de fuir. est-elle libre ? sommes-nous libres ?

elle me parle du chien parce que les chasseurs parlent souvent de leur chien. « autre chose aussi, il y a le tir comme je te disais, mais il y a aussi le fait de sortir le chien, mon chien. le fait de le voir travailler et de prendre du plaisir à chercher. et une fois l’animal trouvé, de faire arrêt dessus. je trouve cette image magnifique. je ne chasse pas pour tuer à tous les coups. si par exemple mon chien ne fait pas arrêt sur le faisan, alors qu’il devrait, mais qu’à la place, il se jette dessus car il n’a pas su tenir l’arrêt, au moment où le faisan décolle, je ne tire pas pour montrer à mon chien que ce qu’il a fait n’était pas bien. et c’est reparti, on continue notre balade. »*

il y a des couples qui fonctionnement bien : l’humain et la bicyclette en est un. l’humain et le chien en est un aussi. l’humain chasseur, l’humain pasteur, l’humain gentleman farmer…

j’ai remarqué, dit-elle, qu’une femme avec son chien, son toutou petit chien, ça fait cruche. un homme avec son chien, ça fait noble, puissant, misanthrope un brun mais pas trop. il y a quelque chose de masculin dans le chien. les femmes c’est le chat et les chattes.

j’ai remarqué la présence quasi omni du chien dans les livres que j’ai lu. mon spectre de lecture va de houellebecq à marie-hélène lafon en passant par derrida. dans une potentielle vie, je me promènerais dans les vastes paysages infinis de la littérature pour stabiloter en jaune les passages de chien. encyclopédie des chiens écrits. ça m’occuperait un bon bout de temps. encore un truc qui servirait à rien.

tu as un chien toi ? tu en as eu un ? tu as des histoires de chiens ? me demande-t-elle. je partirais faire un tour du monde pour entendre les hommes parler des chiens, parce que les chiens, ce sont les hommes qui en parlent le mieux. ils ne leur manquent que la parole, aux chiens. faudrait-il donner la parole aux chiens ?

je reparlerai du chien parce que les chasseurs parlent souvent de leurs chiens, comme tous les autres hommes.

  • c’est une femme qui parle.

déchronologique # 8.0

15 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village dont elle est tombée amoureuse s’appelle la tombe. ça plombe. celle dont il est question ici se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle ne cesse de fuir.

les infos tombent comme poussent les chanterelles et chutent les châtaignes et

elle a trop lu elle a trop cru elle n’en peut plus.

PULL!

allez cor’ une petit’ cynégétique* est-ce du TOC est-ce du TIC

le faisan est un gibier commun et vénérable originaire d’asie. il appartient aux espèces d’oiseaux d’élevage qui font l’objet de lâchers réguliers dans un but cynégétique

le faisan de colchide ou faisan commun est originaire d’asie. il aurait été introduit en france entre 1500 et 1700 par des aristocrates dans un but cynégétique. depuis il s’est naturalisé dans certaines zones mais généralement sa présence est liée à des lâchers réguliers.

le faisan vénéré est originaire d’asie. il aurait été introduit dans un but cynégétique dans la deuxième moitié du 19ième siècle puis de nouveau après la dernière guerre. depuis il s’est naturalisé dans un grand quart nord-ouest de la france mais il se maintient grâce à des lâchers réguliers.

élevages, lâchers, égrainages, pull !

elle dit : je crois comprendre que le faisan a été élu pour la beauté de son plumage, ce qui lui a valu, pauvre bougre, d’être classé au top des trophées de chasse de la haute société aristocratique. le faisan, c’est génétique, mais la révolution a décimé les orgueilleuses injustices : vive la nuit du 4 août vive le jour où les privilèges furent tous abolis. aujourd’hui aristocrate et travailleur, bureaucrate et bricoleur, ploutocrate et boucholeur, technocrate et empailleur, démocrate et rimailleur, phallocrate et oiseleur… ça fait du monde en quête de leurres.

élevages, lâchers, égrainages, pull !

les faisans ont l’avantage d’appartenir à une espèce de migrant asiatique qui s’intègre sans faire trop de bruit. des exotiques dociles qui ennoblissent le terroir français, comme d’antan. pas de restriction aux frontières. de toute manière, les faisans meurent vite.

pourtant, dit-elle, je lis que les faisans = oiseaux de tir serait un cliché. que la chasse aux faisans pour tous n’est pas artificielle. drôle d’arithmétique !

ci-gît-il un jadis non assagi ?

 

* c’est à dire pour le compte de la chasse.

à ajouter dans la biblio : LE BANQUET DU FAISAN, 1454 : l’Occident face au défi de l’Empire ottoman. Artois presse université. « LE BANQUET DU FAISAN n’est pas un événement fini dans le temps dont on épuise l’histoire en la racontant. Il révèle une civilisation et porte en lui une redéfinition de la notion d’Europe

déchronologique #7.0

13 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village dont elle est tombée amoureuse/ LA TOMBE. un nom qui tombe comme un coup de bâton dans un buisson en frisson au centre d’une battue. celle dont il est question ici se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle ne cesse de fuir. quelle est la force magnétique ? est-elle libre ? sommes-nous libres ?

gibier chasseur nous le sommes tous un peu beaucoup passionnément à la folie. y’a qu’à lire, à la folie, l’homme à l’affût* : johnny est un musicien saxophoniste raconté par un narrateur fasciné autant que dégoûté. johnny a enregistré amorous en studio : « l’artiste qui est en johnny » dit le narrateur  « sera fou de rage chaque fois qu’il entendra cette caricature de son désir, de tout ce qu’il a voulu dire pendant qu’il luttait, chancelait, pendant que la salive lui échappait de la bouche en même temps que la musique, plus seul que jamais face à ce qu’il poursuit, à ce qui le fuit à mesure qu’il le traque. (…) johnny n’est pas le poursuivi mais le poursuivant, tout ce qui lui arrive dans la vie ce sont des malchances de chasseur et non d’animal traqué. personne ne peut savoir ce que poursuit johnny mais c’est ainsi, c’est là, dans amorous, dans la marijuana, dans ses discours absurdes, dans ses rechutes, dans cette façon d’être un pauvre diable qui élève johnny au-dessus de lui-même et en fait une absurdité vivante, un chasseur sans jambes et sans bras, un lièvre qui court après un tigre endormi. »

oui, mais… dit-elle

il y a chasse et chasse

il y a chasse en tenue camouflage gilet fluo et chasse métaphorique

il y a chasse caricaturale et bave poétique

il y a le son obsessionnel poursuivi la langue à la hanche et le pan paniquant au cou du canon

il y a mort et mort, dit-elle

il y a mort gâchette et mort sacrificielle du créateur

johnny oeuvre à sa propre mort. le fusil se retourne contre johnny. alcool extrême, drogue extrême, vie et mort extrêmes pour communier avec ce qui est là. pour l’environnement, éclaboussures de larmes, de pisses et de sang, pour l’environnement, éclaboussure de pépites en pleines tripes. l’or et le plomb est-ce le bon filon ?

tu en penses quoi toi, me demande-t-elle. tu chasses quoi toi ? dit-elle en imitant la grenouille avec une grande bouche. tu me le dirais ? tu me l’écrirais ?

*ndrl : l’homme à l’affût est une nouvelle de julio cortazar dans le recueil les armes secrètes

déchronologique # 6.1

9 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village dont elle est tombée amoureuse : la Tombe. un frisson dans un buisson au milieu d’une battue (voir déchronologique # 4). la narratrice se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle ne cesse de fuir. quelle est la force magnétique ? est-elle libre ? sommes-nous libres ?

tout est-écrit d’avance, ça lui colle à la peau comme le cuissard à bretelles de zaaf and autres coureurs cyclistes. en juillet, zaaf chute dans la pente ascendante du tour de france. le soleil est au zénith. il tombe, dévale, s’évanouit tête contre l’écorce d’un merisier. l’ombre… quelle ombre ? pas d’ombre. des oiseaux en couronne au dessus de sa tête, tournent. on l’hydrate de ce qu’on boit quand on est sur le bord, de la bière tiède. zaaf est réveillé par le « …» de la roue qui tourne dans le vide (remplacer «…», par l’onomatopée appropriée). il reprend la course, mais. il reprend la course mais oui, incroyable, on n’en revient pas, il reprend en sens contraire, vers le bas, la déchéance, le contre-courant, le sans maillot, le torse nu, le plongeon dans le ruisseau frais et pur au fond de la vallée, vers. vers, mais oui, vers l’origine… on n’en revient pas.

en août, celle dont il est question dit avoir écrasé un cycliste qui montait au col. il zigzaguait en plein milieu de la route. non, deux cyclistes. elle a écrasé deux cyclistes, parce qu’en se rabattant, y’en avait un autre. en fait, c’était un troupeau de cyclistes. en fait, il y avait des cyclistes tout le long de la route du col, en troupeau ou dispersés, alors elle les a soit écrasés, soit culbutés dans le ravin, parce qu’à la mi-aout, sainte marie mère de dieu, c’est plus du tout l’époque de la transhumance. les troupeaux montent au plus tard en juin, il faut respecter le temps des transhumances. elle a été cool, parce que elle a prévenu les femmes des coureurs cyclistes de ne plus attendre leurs hommes là-haut. pendant que les époux épousent la pédale, les femmes parmi les femmes flirtent avec le temps, grâce à ELLES.

les enfants : elles ont trouvé le truc. elles ont installé une roue à hamster géante au sommet. les enfants pédalent comme leurs papas en sue sur la route du col. c’est bénéfice intégral: 0) identification au père 1) les enfants restent sur un rayon de 1 à 2 mètres (carré) 2) ils se dépensent et éliminent la graisse des cochonneries sucrées salées achetées au super-marché en paquet familial 3) ils travaillent à leur psycho-motricité. 4) ils fournissent de l’énergie, utilisée pour chauffer le petit lait de brebis, matière première et dernière, matière unique du greuil que l’on pourrait sans vergogne nommer le GRAAL 5) impact sur les mamans qui se libèrent de l’espace mental pour penser autre chose que la logistique inhérente à l’accompagnement d’enfants vers la vie adulte : le manger, le jouer, le dormir, le aimer, le jouer, le vêtir, le chausser, le stimuler, le jouer, le sécurité, etc…

notre « héroïne » (à ne pas dissocier d’anti-héroïne) a engueulé le tour operator. elle lui a dit que pour cette fois, elle ne portait pas plainte, mais qu’à l’avenir, il devra mieux se renseigner avant de faire payer des mille et des cent pour un tour inopérator. « je me suis sentie en danger avec les cyclistes en troupeau et dispersés. ce n’était pas une partie de plaisir, monsieur ! » il s’est excusé. il lui a demandé conseil. elle lui a dit qu’elle allait réfléchir. elle a réfléchi.  » je me demande si le vélo ne gagne pas à être monté en solo et pour la période, voyons… pourquoi pas essayer en janvier, si besoin avec des pneus cloutés. »

l’été d’avant, les habitants de la Tombe ont « kidnappé » les cyclistes du tour de France dans le virage. ils ne les lâcheraient pas tant qu’ils n’auraient pas obtenu l’installation du réseau câblé pour suivre les rois de la petites reines en aval et en amont du village. « ON NE VOUS LÂCHERA PAS TANT QU’ON N’AURA PAS LA TÉLÉ ».

et l’hiver d’après, mais ça il faut le garder pour soi, il a été décidé (qui ?) de fermer l’accès à un circuit de randonnée pour que les chasseurs puissent chasser « paisiblement », alors les randonneurs ont kidnappé les chasseurs mais ils ont laissé partir ceux qui acceptaient de laisser leurs fusils, ça veut dire de chasser sans, ça veut dire, randonner. avec leur chien.

ça c’est de l’écrit, c’est pas la vie, ni l’avis de la majorité. Quant aux randonneurs, ils passent ne font que passer. Ils font des tours.

déchronologique tombe d’août # 3.1

5 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’un village d’agriculteurs-chasseurs va dans un village d’agriculteurs-chasseurs : la Tombe. un nom de frisson dans un buisson au milieu d’une battue. celle dont il est question se demande pourquoi elle se condamne à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle fuit. quelle est la force magnétique qui l’attire ? est-elle libre ? sommes-nous libres ?

tout le monde a un accident de chasse en tête. le sien, c’est avec son père et oncle. son oncle avait une certaine délicatesse. il a baisé, dans le sens de baiser, sa tante consentante dans la paille et il a dû la marier et ils s’en réjouissaient in petto parce que la transgression était le seul moyen d’arriver à leur fin et ils le savaient bien. quelques années après, sa tante a choppé une maladie ça ils ne le savaient point. ses articulations se sont démantibulées les unes après les autres. elles s’est assise dans un fauteuil roulant et elle n’a plus bougé dedans. son oncle poussait le fauteuil, des ovales autour de la table, dans un sens comme dans l’autre, impossible d’aller de l’avant, impossible de revenir en arrière. tristes tristes son oncle et sa tante, tristes comme rois et reines déchus, prisonniers au dernier étage de la tour tandis qu’en face pigeons fuient de la fuie sans ennui. « en vérifiant la conjugaison du verbe fuir, je suis tombée sur la fuie qui désigne encore dans certaine région une petite volière où se loger où se nourrir ». « fuie » est inconnue dans la région dont il est question ici, mais un pigeon nous l’a aimablement livré.

l’accident, c’est son père qui tire sur la main de son oncle qui fout son bâton dans un buisson pour faire s’envoler une perdrix grise. la main de l’oncle est restée violacée et bombée comme une taupe, seuls les ongles gardaient l’humain du passé. il est sorti des billes de plomb de la main. ça l’a rassurée de constater que le corps éjecte ce qui n’a rien à y faire dedans. le corps crachait des postillons de plomb à la figure des chasseurs désolés. son père n’était pas fier. à l’hôpital, il a sans doute pleuré, et son oncle aurait dit « c’est pas ta faute. j’avais qu’à pas agiter mon bâton devant ton fusil ». son père a continué de chasser. peut-être il pensait à son oncle, qui lui, venait désormais en pointillé. aujourd’hui, les chasseurs portent des tenues camouflage de l’armée avec des gilets orange fluo pour se faire voir des hommes armés et des hommes désarmés.

POST-IT (en attente de traitement). extraits réactions à l’émission Histoire de la chasse, France culture/2011

« rappelons que nous sommes avec la Grèce les bonnets d’âne en termes d’adéquation de la chasse avec les exigences environnementales et de préservation de la faune, et de préservation des droits des non-chasseurs. (une ornitologue) »

la Grèce, elle tombe mal. frontière labile entre la Grèce et la Tombe. à creuser.

« votre commentaire est aussi partial que faux. Il y a, il est vrai une vingtaine d’ accidents mortels, toujours en baise, et heureusement, chaque année. je vous fais remarquer que dans les années 70, il y avait eu 69 morts, lors de la pire année, époque ou il y avait environ 2,1 millions de porteurs de flingues, chasseurs pour la plupart de petit gibier, car le grand gibier était rarissime a cette époque.

Vous oubliez bien facilement les morts causés par les hors-bords, les jets-skis, et autres cochonneries polluantes du monde aquatique, surtout utilisés pour la frime.

J’ ajouterai que les morts déplorés sont majoritairement des pratiquants armés, qui se blessent seuls, et je vouis entend déjà dire charitablement « bien fait pour eux » ( 30 % estimation de mon fait) 65ù des autres accidents mortels étant le fait de tirs insensés de chasseurs-traqueurs vis à vis de chasseurs postés en battue – ou l’ inverse- et 5% des cas et pour moi comme pour tous, c’ est toujours de trop, vis à vis de promeneurs, de voyageurs, etc…. parfois de gens qui n’ ont ren à faire dans des forêts qui ne leur appartiennent pas et où ils n’ ont rien à foutre ( du latin fuertere, avoir des relations sexuelles) »

 

Où suis-je ?

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