Little girl gone

23 décembre 2017 § Poster un commentaire

Fin lecture : 19.12.17

Que reste-t-il ?

Découverte : On peut fort bien se tirer d’un roman policier sans policier ou presque. Ici, c’est Estelle qui même l’enquête accompagnée du Dr Langston, un psy spécialiste de la perte de mémoire dont est victime Estelle. Enquête psy autant qu’enquête policière.

Description de la dépression post-partum en laquelle j’ai pu comprendre des mécanismes de ce que j’avais vécu. L’auteure adresse son livre à « Toutes les mères, en particulier la mienne, toutes les filles en particulier la mienne ». Dommage… Les pères, maris, fils ont certainement autant besoin que les mères, femmes, filles, d’être préparés à ce phénomène qui, mène la société à juger et favoriser le replis sur soi de la personne vulnérable, la mère perd confiance, le père fuit, l’enfant est en danger. Il n’y a pas forcément disparition de l’enfant et accident quasi mortel de la mère, heureusement, mais le roman rend visible, par cette fiction, de l’enjeu de cette dépression.

DÉ-TER-MI-NA-TION : J’aime ce moment où Estelle après moultes épreuves plus qu’éprouvantes sait ce qu’elle a fait et ce qu’elle n’a pas fait. Sait aussi qu’elle ne peut compter que sur elle pour retrouver sa fille. Elle dépasse ce qu’elle croyait être capable de faire.

BEURK : Ce moment où le mari, père, qui a fui pendant la tempête parce qu’il ne savait pas faire autrement, et une fois un bout de vérité mise à jour, vient pleurer devant Estelle. La petite MIa n’est toujours pas retrouvée. Vivante ? Morte ? ce ne sont pas des larmes de lamentations et de culpabilité qui vont changer la donne, ce sont des décisions du genre : bon maintenant, je vais arrêter d’être con et lâche, j’ai en face de moi une femme que j’ai méprisée, à tord, je m’en remets à elle que faut-il faire ? Mais non, lui il pleure, et il aimerait bien qu’on le console parce qu’il a eu bobo…Estelle parle : « Finalement, tout ce qui touche à Jack me parait stupide. Ces coups de crocs, ces petites merdes qu’il ne pouvait s’empêcher de me balancer quand le véritable monstre vivait dans la même maison que moi pendant qu’il travaillait sur le marché des changes et des capitaux d’investissement. Va te faire foutre Jack, VA. TE. FAIRE. FOUTRE ! »

Odeur: je garde moins les odeurs que la manière dont l’auteur et/ou le narrateur cherche à qualifier l’odeur, en procédant par élimination. Là aussi il y a enquête. Estelle : « Quand je me réveillai, mes genoux me faisaient mal. Je fis un effort pour me relever et je sentis alors sous moi quelque chose de mou. J’approchai la chose de mon nez et je la sentis. L’odeur étincelait mais pas comme des paillettes ou des feux d’artifice. Pas comme une chute de neige le jour de Noël ou un matin froid de février, et cependant elle avait quelque chose de plus que la fraîcheur de la camomille, de la lavande et du camphre… et en même temps elle était chaleureuse, mais pas comme la cannelle et le sucre roux… l’odeur était un mélange, un assemblage des deux, elle était à la fois délicate et robuste, comme la couette douce et usée de votre enfance… plus raffinée que du coton, plus distinguée mais à la fois plus résistante. Cette odeur était pure et grandiose, et elle m’entourait de toutes parts. J’ouvris les yeux. J’avais la couverture de Mia dans les mains. »

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