le monde de la chasse-note 1

27 mars 2015 § Poster un commentaire

notes de lecture du livre : « le monde de la chasse », chasser en Anjou au XXième siècle, Paul Bourrieau, presses universitaires de rennes

hypothèse : je pars de l’hypothèse que le pire des chasseurs, celui que l’on méprise, celui que l’on confond avec le chasseur du sketch des inconnus, je fais l’hypothèse que même ce chasseur là est mû par une force de destruction commune aux êtres humains, et qui se traduit pour lui par l’acte de tuer un animal, droit que l’Histoire lui a octroyé et qu’il ne peut rationnellement abandonner à la raison.

question : comment se traduit cette force chez des individus qui ne s’octroie pas ce droit ?

un exemple : pour eric rondepierre, rencontré hier à la librairie la friche (75 011) : tout acte créateur nait d’un désir de destruction. une partie de son travail consiste à « détruire » le cinéma en réduisant le film à un de ses milliers de photogrammes. arrêt (de mort?) sur une image ?

moi : je ne suis probablement pas à l’abri de la force de destruction qui m’anime.

H1 : je détruis sans m’en apercevoir

H2 : ma raison me retient de détruire

H3 : je la canalise dans l’écriture

si H3, question : qu’est ce que je détruis en écrivant ?

si H2 : qu’arriverait-il si ma raison me lâchait ? qui serait la cible de cette force ? les individus appartenant à la même espèce que moi ?

dans l’article du monde diplomatique de mars 2015, « en bermuda dans les tranchées », sur les lieux de mémoires, je lis : « tenter d’inscrire à tout prix les sites, d’en faire des sanctuaires, reviendrait à nier la cruauté, à ne pas reconnaître cette pulsion de destruction qui ne laisse qu’une béance. et cela parce que l’être humain a une forte propension à vouloir effacer les traces de l’insupportable, à ne pas vouloir voir »

p.31 « le monde de la chasse » : « une totale liberté de destruction donc, mais qui doit obéir à des autorisations préfectorales accordées sous réserve de justifications de dégâts causés aux cultures. une telle liberté s’explique parce que le droit de destruction et le droit de chasse sont deux notions bien distinctes, le premier n’étant « qu’une variété du droit de légitime défense » »

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