déchronologique #7.0

13 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’une famille de chasseur va dans une famille de chasseur. le village dont elle est tombée amoureuse/ LA TOMBE. un nom qui tombe comme un coup de bâton dans un buisson en frisson au centre d’une battue. celle dont il est question ici se demande si elle ne se condamne pas à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle ne cesse de fuir. quelle est la force magnétique ? est-elle libre ? sommes-nous libres ?

gibier chasseur nous le sommes tous un peu beaucoup passionnément à la folie. y’a qu’à lire, à la folie, l’homme à l’affût* : johnny est un musicien saxophoniste raconté par un narrateur fasciné autant que dégoûté. johnny a enregistré amorous en studio : « l’artiste qui est en johnny » dit le narrateur  « sera fou de rage chaque fois qu’il entendra cette caricature de son désir, de tout ce qu’il a voulu dire pendant qu’il luttait, chancelait, pendant que la salive lui échappait de la bouche en même temps que la musique, plus seul que jamais face à ce qu’il poursuit, à ce qui le fuit à mesure qu’il le traque. (…) johnny n’est pas le poursuivi mais le poursuivant, tout ce qui lui arrive dans la vie ce sont des malchances de chasseur et non d’animal traqué. personne ne peut savoir ce que poursuit johnny mais c’est ainsi, c’est là, dans amorous, dans la marijuana, dans ses discours absurdes, dans ses rechutes, dans cette façon d’être un pauvre diable qui élève johnny au-dessus de lui-même et en fait une absurdité vivante, un chasseur sans jambes et sans bras, un lièvre qui court après un tigre endormi. »

oui, mais… dit-elle

il y a chasse et chasse

il y a chasse en tenue camouflage gilet fluo et chasse métaphorique

il y a chasse caricaturale et bave poétique

il y a le son obsessionnel poursuivi la langue à la hanche et le pan paniquant au cou du canon

il y a mort et mort, dit-elle

il y a mort gâchette et mort sacrificielle du créateur

johnny oeuvre à sa propre mort. le fusil se retourne contre johnny. alcool extrême, drogue extrême, vie et mort extrêmes pour communier avec ce qui est là. pour l’environnement, éclaboussures de larmes, de pisses et de sang, pour l’environnement, éclaboussure de pépites en pleines tripes. l’or et le plomb est-ce le bon filon ?

tu en penses quoi toi, me demande-t-elle. tu chasses quoi toi ? dit-elle en imitant la grenouille avec une grande bouche. tu me le dirais ? tu me l’écrirais ?

*ndrl : l’homme à l’affût est une nouvelle de julio cortazar dans le recueil les armes secrètes

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