déchronologique tombe d’août # 3.1

5 mars 2015 § Poster un commentaire

rappel des épisodes précédents : celle dont il est question ici vient d’un village d’agriculteurs-chasseurs va dans un village d’agriculteurs-chasseurs : la Tombe. un nom de frisson dans un buisson au milieu d’une battue. celle dont il est question se demande pourquoi elle se condamne à intégrer une société anthropologiquement semblable à celle qu’elle fuit. quelle est la force magnétique qui l’attire ? est-elle libre ? sommes-nous libres ?

tout le monde a un accident de chasse en tête. le sien, c’est avec son père et oncle. son oncle avait une certaine délicatesse. il a baisé, dans le sens de baiser, sa tante consentante dans la paille et il a dû la marier et ils s’en réjouissaient in petto parce que la transgression était le seul moyen d’arriver à leur fin et ils le savaient bien. quelques années après, sa tante a choppé une maladie ça ils ne le savaient point. ses articulations se sont démantibulées les unes après les autres. elles s’est assise dans un fauteuil roulant et elle n’a plus bougé dedans. son oncle poussait le fauteuil, des ovales autour de la table, dans un sens comme dans l’autre, impossible d’aller de l’avant, impossible de revenir en arrière. tristes tristes son oncle et sa tante, tristes comme rois et reines déchus, prisonniers au dernier étage de la tour tandis qu’en face pigeons fuient de la fuie sans ennui. « en vérifiant la conjugaison du verbe fuir, je suis tombée sur la fuie qui désigne encore dans certaine région une petite volière où se loger où se nourrir ». « fuie » est inconnue dans la région dont il est question ici, mais un pigeon nous l’a aimablement livré.

l’accident, c’est son père qui tire sur la main de son oncle qui fout son bâton dans un buisson pour faire s’envoler une perdrix grise. la main de l’oncle est restée violacée et bombée comme une taupe, seuls les ongles gardaient l’humain du passé. il est sorti des billes de plomb de la main. ça l’a rassurée de constater que le corps éjecte ce qui n’a rien à y faire dedans. le corps crachait des postillons de plomb à la figure des chasseurs désolés. son père n’était pas fier. à l’hôpital, il a sans doute pleuré, et son oncle aurait dit « c’est pas ta faute. j’avais qu’à pas agiter mon bâton devant ton fusil ». son père a continué de chasser. peut-être il pensait à son oncle, qui lui, venait désormais en pointillé. aujourd’hui, les chasseurs portent des tenues camouflage de l’armée avec des gilets orange fluo pour se faire voir des hommes armés et des hommes désarmés.

POST-IT (en attente de traitement). extraits réactions à l’émission Histoire de la chasse, France culture/2011

« rappelons que nous sommes avec la Grèce les bonnets d’âne en termes d’adéquation de la chasse avec les exigences environnementales et de préservation de la faune, et de préservation des droits des non-chasseurs. (une ornitologue) »

la Grèce, elle tombe mal. frontière labile entre la Grèce et la Tombe. à creuser.

« votre commentaire est aussi partial que faux. Il y a, il est vrai une vingtaine d’ accidents mortels, toujours en baise, et heureusement, chaque année. je vous fais remarquer que dans les années 70, il y avait eu 69 morts, lors de la pire année, époque ou il y avait environ 2,1 millions de porteurs de flingues, chasseurs pour la plupart de petit gibier, car le grand gibier était rarissime a cette époque.

Vous oubliez bien facilement les morts causés par les hors-bords, les jets-skis, et autres cochonneries polluantes du monde aquatique, surtout utilisés pour la frime.

J’ ajouterai que les morts déplorés sont majoritairement des pratiquants armés, qui se blessent seuls, et je vouis entend déjà dire charitablement « bien fait pour eux » ( 30 % estimation de mon fait) 65ù des autres accidents mortels étant le fait de tirs insensés de chasseurs-traqueurs vis à vis de chasseurs postés en battue – ou l’ inverse- et 5% des cas et pour moi comme pour tous, c’ est toujours de trop, vis à vis de promeneurs, de voyageurs, etc…. parfois de gens qui n’ ont ren à faire dans des forêts qui ne leur appartiennent pas et où ils n’ ont rien à foutre ( du latin fuertere, avoir des relations sexuelles) »

 

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